Breteuil

Présentation

Au début du Xlème siècle, Guillaume de Normandie décida de construire en un lieu qui allait devenir Breteuil, une puissante forteresse, en arrière de la ligne frontière de l’Avre. A partir de ce moment, vers 1055 environ, le bourg va se développer rapidement avec église, maisons, halle aux marchands et murailles de protection. Celles-ci furent protégées par les eaux de l’Iton, canalisé à cet effet depuis Bourth.

Au Moyen Âge, Breteuil est une ville fermée, même après le démantèlement de la forteresse intervenu en 1378. Habitée de bourgeois, de marchands et de fonctionnaires, c’est le siège d’une vicomté et l’on y trouve de nombreux bureaux, greffes et salles d’audiences… Mais c’est aussi le centre commercial d’une région à l’économie assez riche basée sur l’agriculture et l’élevage, la forêt, ainsi que la métallurgie du fer.

Au lendemain de la Révolution, le bourg, auquel on accédait par quelques rares portes, va s’ouvrir progressivement. C’est l’époque de la construction des faubourgs de la ville, en particulier celui très important des Plesses.

Sous le second Empire, de nouveaux axes de circulation sont ouverts, comme les routes de Damville, de Verneuil et de Conches. Le tissu urbain s’aère avec les démolitions de l’ancien Hôtel-Dieu et de la vieille halle, ainsi que la création de la belle promenade des Plesses. L’Hôtel de Ville actuel, ainsi que l’hôpital de la route de Damville sont édifiés, tandis que l’arrivée du chemin de fer achève le désenclavement de la ville.

Cette longue histoire est bien oubliée aujourd’hui : le haut-fourneau s’est éteint vers 1880, les nombreuses foires commerciales ne sont plus qu’un souvenir, tandis que l’activité forestière, même si elle existe encore, est entièrement mécanisée et passe inaperçue. Mais la forêt de Breteuil est toujours présente avec ses beaux ombrages, sa quiétude et ses milliers d’hectares de nature et d’air pur…

La ville, chef-lieu de canton, est aujourd’hui une cité résidentielle avec un tissu de « petites et moyennes entreprises » très diversifié.

Les curieux et les touristes aiment s’y promener, visitant son magnifique jardin public, son église romane et ses anciennes maisons Renaissance…

Texte de B. LIZOT

L’histoire de la commune de La Guéroulde est intimement liée à deux données identitaires fondamentales : le site de La Poultière et l’industrie du fer.

La terre de La Poultière était à l’origine un vaste fief, propriété de la famille des Essarts, à laquelle appartenait le fameux Gilbert des Essarts, le « croisé » rentré miraculeusement de Terre Sainte et dont le tombeau était dans la chapelle du prieuré de La Poultière. Par la suite, il y eut ici trois parties distinctes : le manoir, siège du fief, ou habitèrent plusieurs générations des familles des Essarts, puis de Lombellon, a été abattu au XIXème siècle. Le prieuré, fondé en 1248 par Gilbert des Essarts était tenu par des religieux trinitaires ou mathurins. Il ne reste rien depuis la Révolution de cet établissement qui possédait entre autre une chapelle et un cloître. Le site industriel où il y a eu haut-fourneau, forge et affinerie, est mentionné dès le XVIème siècle. Il se perpétua longtemps, en évoluant jusqu’à la fin du XIXème siècle. A cette époque, La Poultière était le siège du groupement métallurgique dénommé « les Forges de l’Eure ». C’était alors une très belle propriété.

Après avoir perdu toute activité industrielle à la fin du siècle dernier, ce vaste ensemble, si pittoresque avec sa rivière, ses vieux bâtiments, l’étang, de beaux arbres… a été acquis par la commune et aménagé en parc à vocation multiple. On y trouve aujourd’hui en particulier un établissement pédagogique, « La Source », une zone artisanale, un parcours interactif de découverte du milieu naturel, ainsi qu’un jeune arboretum.

Si le fer était produit et élaboré en grande partie à l’usine de La Poultière, il était par ailleurs travaillé et transformé artisanalement tout à côté, par un grand nombre d’artisans ferronniers qui produisaient des articles pour le harnachement des chevaux, ainsi que d’autres pour la quincaillerie, la marine, le bâtiment et la boucherie.

En dehors du fief dominant de La Poultière, il y avait par ailleurs sur cette paroisse d’autres petits fiefs nobles comme le Manoir, la Ferté, le Moussel, la Rotelière…

L’église, placée sous le vocable de Notre-Dame, est un édifice roman d’origine, mais qui a subi de nombreuses reprises postérieures. Elle avait été donnée, avec ses revenus, à l’abbaye de Lyre par le seigneur des Essarts, en 1160.

Texte B LIZOT

Cintray est une commune au passé riche et fort ancien, du fait de sa situation en vallée sur le passage de l’importante voie antique reliant Condé-sur-Iton au Mans. On y a trouvé de multiples vestiges gallo-romains : briques, monnaies, clous, épingles, pavés… Par ailleurs, nombre de noms de lieux-dits de cette commune sont de structure latine.

Avant la fondation de Verneuil, Cintray était une forteresse qui défendait la frontière normande dans l’espace ouvert, en arrière de l’Avre. Après bien des vicissitudes, ce site fortifié, siège d’un important fief, appartenait au Moyen Âge à une famille qui en prit le nom. Hommes de guerre, les seigneurs de Cintray prirent une part très importante à la guerre de Cent Ans dans notre région Par la suite, ce fief évolua et donna naissance à plusieurs seigneuries secondaires vassales : la Tournevraye, la Pointelière, le Petit-Hôtel…

La seigneurie de Cintray, dont le siège était situé à l’endroit connu aujourd’hui sous le nom de Vieux-Château, appartint du XVIème au XVIIIème siècle à la famille Chevestre, dite Chevestre de Cintray. Celle-ci fournit plusieurs chevaliers de Malte, dont Jean-Baptiste Chevestre de Cintray, lieutenant général des escadres de l’Ordre.

Le terroir de la commune, autrefois humide, caillouteux et bocager, était consacré à la culture et à l’élevage. Par ailleurs, une partie de la population exerçait à domicile la ferronnerie artisanale, produisant des articles de petite quincaillerie. Aujourd’hui, le paysage a beaucoup changé, en particulier avec l’apparition de vastes étangs issus de ballastières abandonnées et qui font la joie des pêcheurs.

Il reste à Cintray plusieurs constructions intéressantes : le porche Renaissance de la Pointelière, le manoir de La Motte avec sa jolie chapelle, l’église. Celle-ci, profondément restaurée au XIXème siècle, possède un clocher remarquable de forme octogonale, et agrémenté de lucarnes saillantes avec baies et pignons. Cette flèche originale a été inscrite sur la liste des Monuments Classés du département en 1920. A signaler, à la Pointelière, l’un des plus vieux et des plus beaux chênes de la région.

Texte de B. LIZOT

Infos pratiques

Horaires

Du Lundi au Jeudi : 9h00 à 12H15 / 14h00 à 17h30
Vendredi : 9h00 à 12H15 / 14h00 à 16h30

Coordonnées

rue d’Huckeloven
27160 Breteuil

Tél. 02.32.29.82.45

Fax. 02 32 29 91 25

mairie-breteuil@orange.fr

Municipalité

Maire de la Commune

Gérard CHERON

ADJOINT

1er adjoint : Claude AMIGON

DIRECTEUR GÉNÉRAL DES SERVICES

Bruno LOUIDET