Le Lesme

Présentation

La commune de Guernanville est, avec ses 325 ha de superficie, la plus petite du canton. Elle est de fondation très ancienne ; on y a d’ailleurs trouvé des vestiges gallo-romains, ainsi que mérovingiens. Ceci tient sans doute au fait que la paroisse originelle se trouvait sur le tracé de l’ancien chemin gallo-romain qui allait de Condé à Lisieux, et connu sous le nom de Chemin Perré. Guemanville a été longtemps une paroisse dont l’économie était intimement liée à la forêt. Au XIXème siècle, on y comptait encore un grand nombre de sabotiers, et plusieurs ateliers de charronnage et de production d’ustensiles en bois.

Autrefois, la majeure partie des terres de Guernanville constituait un fief noble qui appartenait aux comtes de Tillières. Dans le domaine religieux, l’église dépendait de l’abbaye de Saint-Evroult qui de ce fait percevait les dîmes et nommait les curés. L’abbaye de Conches et le prieuré de Lierru y possédaient aussi des rentes.

En dehors du bourg, situé autour de l’église, la commune possède peu de hameaux. Citons ceux de La Vallée, La Jérômière, Le Souchet et Le Moulin à Vent. A cet endroit s’élevait le moulin banal de la seigneurie, propriété des comtes de Tillières.

L’église, dédiée à Notre-Dame, est un édifice de plan rectangulaire avec un chœur en retrait. C’est une construction d’origine romane, reprise en partie au XVI` siècle. Son clocher carré est élevé sur la nef à la partie ouest. Fort bien entretenue, elle accueille occasionnellement des cérémonies religieuses, messes en particulier. Il y a aussi sur le territoire de Guemanville deux calvaires, tous deux en bel état. L’un est au hameau du Souchet, l’autre à la Mare Blanche, sur le bord de la route de Lyre.

Il faut noter que la limite de la commune est constituée par le ruisseau du Lesme, généralement sans eau, sauf lors de pluies importantes. Alors, il peut envahir entièrement la vallée.

Texte de B. LIZOT

Située en pleine forêt de Conches, la paroisse de Sainte-Marguerite-de-L’Autel relevait directement des propriétaires de celle-ci, à savoir les rois de France à l’origine, puis, à partir de 1650, les comtes d’Evreux, ducs de Bouillon Seul le prieuré de Lierru, dépendant de l’abbaye de Conches, échappait à cette tutelle féodale.

De fondation tardive, cette paroisse s’est développée à partir des terres prises sur la forêt, en particulier à la suite de nombreuses aliénations, réalisées par le pouvoir royal au XVIème siècle. Ainsi en témoignent, en souvenir de cela, les multiples lieux-dits qualifiés de fieffes que l’on y rencontre.

Naturellement, l’activité des habitants découla longtemps de la présence de la forêt, avec l’exploitation et la transformation du bois. La fabrication des sabots de bois était ici particulièrement répandue. Ainsi comptait-on encore, il y a moins d’un siècle, une dizaine d’ateliers de sabotiers. La culture et l’élevage n’étaient pas des activités très marquées, mais il faut toutefois signaler la présence au XVIIIème siècle, d’un haras appartenant au duc de Bouillon et installé dans une clairière de la forêt. Le sous-sol d’une grande partie de la commune est riche en marne. Celle-ci y fut autrefois exploitée. Un four à chaux exista pendant longtemps au hameau du Friche Phillipon.

Lierru fut à l’origine un prieuré d’Augustins, fondé en 1050 par Roger de Tosny, comte de Conches. Cet établissement qui dépendait de l’abbaye de Conches et qui comprenait plusieurs religieux était placé sous l’invocation des Saints Pierre et Paul. Depuis la Révolution, le domaine de Lierru est devenu une propriété bourgeoise, avec château, ferme et forêt. Après avoir appartenu un temps au député Boyer de Peyrelau, Lierru fut acheté en 1889 par Jacques Olry, qui fit du château un rendez-vous de chasse et une faisanderie.

L’église, qui date du XVIème siècle, a conservé en grand partie sa belle décoration intérieure de l’époque de sa construction. Cette paroisse était autrefois célèbre pour ses deux pèlerinages, ceux de Saint-Roch à Lierre et de Notre-Dame à la Chapelle de La Dorée.

Texte de B. LIZOT

Infos pratiques

Horaires

Du lundi au mardi : de 09h00 à 12h00
Le jeudi : de 14h00 à 17h00
Le vendredi : de 09h00 à 12h00
Le samedi : de 10h00 à 12h00 (Uniquement ouvert les 1er et 3e samedis du mois)

Coordonnées

rue de l’église
27160 Le Lesme

02.32.30.68.34

mairie.lesme@orange.fr

Municipalité

Maire de la Commune

Jean-Claude SURMULET

ADJOINT

1er adjoint : Patrice JULIEN

SECRETAIRE DE MAIRIE

Jacqueline DARRÉ