Sainte-Marie-D’Attez

Présentation

L’implantation humaine, ici à Saint-Ouen-d’Attez en vallée de l’Iton, est sans doute très ancienne, les vallées ayant été généralement colonisées très tôt. Par ailleurs, on y a découvert par endroits des vestiges gallo-romains. Quant au culte de Saint-Ouen, qui s’est surtout développé à l’époque mérovingienne (VIIIème siècle), il peut laisser à penser que l’origine de la paroisse est ancienne et peut être antérieure à l’an mil.

Le qualificatif d’Attez, commun aux deux paroisses de Saint-Nicolas et de Saint-Ouen, signifiait à l’origine que le pays était construit de pauvres habitations, de cabanes, « attegia » en latin. On peut supposer qu’il s’agissait là des maisons des premiers colons qui essartaient la forêt primitive, ou bien encore de celles de pâtres surveillant leurs troupeaux dans les prairies de la vallée.

Sous le régime féodal, Saint-Ouen d’Attez n’eut jamais d’unité, et trois fiefs importants se partageaient son territoire : la partie ouest de celui-ci dépendait de la baronnie de Tillières, la partie est, du fief de Mauny et enfin l’église et les terres avoisinantes appartenaient au chapitre de la cathédrale d’Evreux.

En dépendance de ces fiefs majeurs, plusieurs grosses fermes existaient, propriétés de riches laboureurs ou de membres de la bourgeoisie vemolienne, tels les Morel, Lieudé, Milard, Borville… En effet, l’économie de cette paroisse fut autrefois essentiellement basée sur la culture et l’élevage.

L’église de Saint-Ouen d’Attez est un édifice très intéressant, dans lequel on discerne des parties anciennes romanes, tels la façade ouest ou le mur nord, et aussi des parties importantes du XVIème siècle, avec entre autres le chœur, la nef et les chapelles latérales sud. Ces dernières donnent un cachet et une identité très marqués à cette église, inscrite depuis le 24 novembre 1961 à l’SMH.

Texte de B. LIZOT

Un fait majeur a pendant longtemps marqué Saint-Nicolas-d’Attez : c’est la présence dans son sous-sol d’importants gisements de minerai de fer. Situés à peu de profondeur, ceux-ci ont été exploités depuis le Moyen Age jusqu’au milieu du XIXème siècle, pour alimenter les hauts-fourneaux de la région de Breteuil. Les multiples trous que l’on rencontre, en particulier dans les bois près du hameau de La Madeleine, témoignent de ce passé industriel. Au XIXème siècle, on découvrit sur le territoire de la commune, un gisement de kaolin, argile blanche quasi pure. Ce gisement fut exploité pour alimenter dans les années 1900 l’usine Céramique Pillard-Soulain de Breteuil. On y produisait des poteries et des grès cérames de toutes sortes.

Sous lAncien Régime, une grande partie du territoire de la paroisse dépendait de la baronnie de Mauny, dont le siège était situé en bordure de l’Iton, au hameau du même nom, où s’élevait un important château fortifié.

Il s’agissait d’un puissant bâtiment, accompagné de tourelles de défense, construit à l’époque de la Renaissance. Cet édifice remarquable par son architecture toute en briques, a été détruit au milieu du XIXème siècle.

Une autre partie des terres de la paroisse dépendait de l’abbaye de Maubuisson-lès-Pontoise, à laquelle elles avaient été données en 1264 par le roi Saint-Louis. C’est ainsi que celle-ci possédait les revenus de l’église et présentait à la cure.

La force motrice de l’Iton fut utilisée pour différentes activités, en particulier un moulin à blé au lieu-dit le Moulin, et une petite usine métallurgique à la Fenderie des Ponts. Parmi les nombreux hameaux de cette commune, il faut citer entre autres celui de La Malterre, attesté dès le Moyen Age et qui fut une seigneurie ayant appartenu à des familles notables de la région.

L’église de Saint-Nicolas-d’Attez est une construction classique de plan rectangulaire, édifiée en matériaux locaux pour le gros œuvre. Parfaitement entretenue, elle possède un mobilier intéressant ainsi que plusieurs litres funéraires.

La commune s’enorgueillit davoir vu naître sur son sol le grand peintre Théodule Ribot (1823-1891), connu pour ses natures mortes et ses scènes de genre.

 

Texte de B. LIZOT

Exclusivement composé par la plaine, le territoire de Dame-Marie a été de tout temps une région d’agriculture et d’élevage. Situé à proximité d’une voie gallo-romaine reliant Condé à Paris (Lutèce) par Dreux, son territoire fut partiellement colonisé dès cette époque ; en témoignent des restes de villas agraires trouvés à La Croix-Rouge et à La Closaye. A partir du XVIème siècle, la quasi-totalité des terres fut mise en valeur, donnant naissance aux principaux hameaux que nous connaissons aujourd’hui. Dès cette époque, des exploitations agricoles virent le jour : Quatre-Vouges, Les Mésangères, L’Epinay, Les Favrieux, Le Coudray, Chincun, La Brosse, Le Boulay… A partir du XVIIème siècle, beaucoup de ces propriétés passèrent à titre de placement, aux mains de riches vemoliens. A la fin du XIXème siècle, nombre de celles-ci furent acquises pour la chasse par le comte de Jarnac, et réunies au domaine voisin de Condé.

L’industrie fut de tout temps quasi-inexistante, à l’exception d’une briqueterie installée au XIXème siècle au hameau de Chincun. Il exista également une petite activité de tissage chez de nombreux particuliers qui trouvaient là du travail lors de la mauvaise saison. Ils travaillaient à domicile pour des grossistes de Vemeuil ou de Tillières.

A l’époque féodale, la paroisse était le siège d’un fief noble important, celui de Montéan, qui appartint à la période moderne à deux familles notables de la région : celle de Château-Thierry (1509-1621) puis celle de La Houssaye (1621-1839). I1 subsiste au hameau de Montéan, le manoir seigneurial où habitèrent ces familles.

L’église paroissiale réédifiée en partie au XVIème siècle, comme la plupart de celles de la région, est un bel édifice de plan rectangulaire avec un clocher octogonal. Inscrite à l’ISMH, elle a hélas perdu au XIXème siècle la plus grande partie de son mobilier, lorsque le culte y fut arrêté et réuni à Saint-Ouen- d’Attez_

Signalons qu’il existe au hameau de Chincun, sur le bord de la route de Condé à Nonancourt, une jolie Mariette fort ancienne.

Texte de B. LIZOT

Infos pratiques

Horaires de Saint-Ouen-d’Attez

Le mardi : de 18h00 à 19h00 (pour les adjoints)
Le vendredi : de 18h00 à 19h00 (pour le maire)

Horaires de Sainte-Marie-d’Attez

Le mardi : de 10h00 à 12h00 / 14h00 à 19h00
Le vendredi : de 18h00 à 19h00

Horaires de Saint-Nicolas-d’Attez

Le vendredi : de 18h00 à 19h00 (maire et adjoints)

Horaires de Dame Marie

Le jeudi : de 17h30 à 18h30 (maire et adjoints)

Coordonnées

87 rue de l’école – Saint Ouen d’Attez
27160 Sainte-Marie-d’Attez

02.32.32.23.01

mairie.stouendattez@orange.fr

Municipalité

Maire de la Commune

Patrick BRAULT

ADJOINTS

1er adjoint : Franck LIZOT

SECRÉTAIRES DE MAIRIE

Gisèle JAVELLE
Aline CIEREN