Musée Vlaminck à Verneuil d’Avre et d’Iton

Un projet culturel d’envergure pour le sud de la Normandie avec le premier musée monographique au monde dédié à Maurice De Vlaminck, artiste majeur du 20ème siècle.

Rencontre de l’œuvre d’un artiste et de son lieu de vie et d’inspiration

Une collection vivante et intime, d’une valeur exceptionnelle

Godelieve De Vlaminck, dernière fille de l’artiste, met à disposition de l’Interco Normandie Sud Eure sa collection personnelle constituée de 75 œuvres « couvrant quasiment toute la carrière artistique du peintre, de 1905 à 1958, et illustrant la période fauve, la période cézannienne, la tentation cubiste, la période d’Auvers-sur-Oise et la période de la Tourillière. […] La collection est significative de l’histoire intime d’un artiste attaché à notre territoire. » Source : Krausz et Lefebvre, Note relative au PSC du musée Vlaminck, p.3, 2014

Légitimité du projet

Maurice De Vlaminck a vécu sur notre territoire pendant plus de 30 ans. S’éloignant du parisianisme des peintres à la mode de l’époque, Vlaminck s’est installé avec sa famille en 1925 à Rueil-la-Gadelière à 6 km de Verneuil-sur-Avre. A partir de photographies de paysages, réalisées par sa fille Edwige, il travaillait dans son atelier. Des centaines d’œuvres, aujourd’hui dans les plus grands musées du monde, représentent les prés, les églises et les rues enneigées de nos villages, la place de la Madeleine à Verneuil, les forêts, les ciels orageux au temps des moissons…Maurice De Vlaminck est mort à Rueil-la-Gadelière où il a souhaité être enterré. Son œuvre est ancrée dans notre territoire et fait définitivement partie de notre patrimoine culturel.

Un Projet Scientifique et Culturel

Document fondateur participant à la définition de la « création conceptuelle et matérielle du musée », le PSC propose une « stratégie pour un musée monographique exemplaire ». Il met au jour le lien indissociable entre l’œuvre du peintre et le territoire de Verneuil-sur-Avre. Le PSC montre que le musée est aussi un outil de connaissances, grâce à une « assise scientifique rigoureuse ». Un pôle de recherche et conservation ainsi qu’un pôle de valorisation, développement et médiation culturelle sont envisagés. Source : Krausz et Lefebvre, Note relative au PSC du musée Vlaminck, pp.2,7, 2014

Un projet humaniste et culturel

Au-delà du PSC, le musée Vlaminck innovera en mettant en œuvre un Projet Humaniste et Culturel mettant l’humain au cœur de son identité. Celle-ci, forte et unique, est établie grâce à une concertation collaborative des acteurs locaux issus du secteur touristique ou économique, du domaine social, éducatif ou associatif. Cette identité permettra au musée Vlaminck d’asseoir une crédibilité et de se différencier. Elle sera déclinée auprès de chacune des parties prenantes du musée : ses visiteurs, son équipe, ses partenaires et sa communauté. Outre les missions fondamentales du musée (la diffusion de la culture, la conservation des œuvres et l’enrichissement de sa collection), la nouvelle institution pourra prendre toute sa place dans notre paysage socio-culturel, assumer sa part d’aide à l’intégration sociale et de renforcement d’identité culturelle.

Programmation événementielle de préfiguration

Expositions, animations, événements, débats, conférences… rythmeront les années qui nous séparent de l’ouverture du musée. Ce temps, dédié à la planification et la réalisation des travaux, permettra au public de commencer à découvrir, partager, enrichir ses connaissances au sujet de Vlaminck, l’homme, l’artiste et son œuvre.

Audience at the conference hall.

Vers une attractivité touristique grâce à une stratégie de destination

La Région Normandie mène une politique volontariste quant à l’identité de la Normandie, terre de richesses culturelles, historiques et naturelles. Le musée Vlaminck, équipement structurant phare de la destination sud normande, participera à renforcer cette cohésion identitaire grâce aux liens forts qui unissent le territoire qui accueille le musée et les œuvres de l’artiste qui y seront exposées.

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Retombées économiques et en image

Notre territoire du sud de la Normandie bénéficie déjà de plus de 87millions d’euros de retombées économiques liées au tourisme. Le musée de beaux-arts est un outil structurant, source d’emplois non délocalisables, qui entraînera des retombées économiques supplémentaires, qu’elles soient directes, indirectes ou fiscales. Les retombées seront aussi d’ordre qualitatif. En effet, implanter un équipement culturel aura un impact positif sur l’image du territoire. De nouveaux habitants choisiront d’y vivre ce qui participera aussi au maintien des services publics.

Des liens étroits avec les acteurs du tourisme

Un guide de balades « Vlaminck en Pays de Verneuil », édité par l’Office de Tourisme Normandie Sud situé Place de la Madeleine à Verneuil d’Avre et d’Iton, a été édité en 2015. Riche en informations concernant l’artiste, son œuvre et sa vie au cœur du « Pays de Verneuil », ce livret guide les promeneurs pour des découvertes à pied ou à bicyclette.

Télécharger le livret du circuit en cliquant ici.

LIVRET VLAMINCK

Buste de Maurice De Vlaminck sculpté par Belmondo, père de l’acteur, inauguré place de la mairie à Rueil-la-Gadelière en 1962.

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Musée vie et métiers d’autrefois à Breteuil

Le musée est ouvert :

Du 1er mars au 30 novembre

Jeudi, samedi et dimanche de 15h00 à 18h00
(Visite guidée à 15h, 16h, 17h)

Pour les autres jours et les visites en groupe uniquement sur réservation

Fermé chaque 4ème week-end du mois
(Sauf en juillet et en août)

Plus de 30 métiers et scènes de vie retraçant l’artisanat et la vie quotidienne de nos ancêtres en milieu rural, de la fin du XIX ème au début du XX ème siècle.

Renseignements au : 06 19 86 82 84

Musée : Vie et métiers d’autrefois
2 rue de Tournon
27160 BRETEUIL

Musée de la ferronnerie à Verneuil d’Avre et d’Iton (Francheville)

Quel est le personnage le plus représentatif de la population de Francheville : le cultivateur, l’herbager, l’ouvrier qui travaille dans les petites usines du village, le bûcheron ? Aucun doute n’est permis à la fin du XIXe siècle. Le même personnage s’impose partout : le ferronnier. Ici, c’est une activité artisanale, la ferronnerie, qui était la base de toute la vie du village.

Francheville conserve des archives et des souvenirs qui témoignent de son passé, plus ou moins ancien et prestigieux. Pourquoi ne pas mettre ce patrimoine en valeur, le rendre accessible à tous, particulièrement aux jeunes générations ? Les derniers ferronniers et les édiles de Francheville ont répondu à cette question en créant en 1984 le modeste musée communal où chacun peut voir, toucher ou étudier les collections qui y sont conservées.

Situé sur la place du village, ce musée présente les outils, réalisations, maquettes et documents iconographiques relatifs à la ferronnerie. Il comprend également de nombreux outils qui illustrent l’activité des dentellières, menuisiers, charpentiers, tonneliers et forgerons de la région.

Plaquette de diffusion du musée de la ferronnerie [pdf]

Les informations utiles du musée

Contact :

Place Modeste Leroy
Francheville
27160 VERNEUIL D’AVRE ET D’ITON

02 32 32 61 71

02 32 60 18 89

Horaires

Ouvert du 1er avril au 31 octobre
Dimanches et Jours Fériés : 15h00 – 18h00
Ce minerai de fer est un sédiment ferrugineux mélangé à de la silice formant ce que l’on appelle le GRISON. Nombre d’Églises de la région ainsi que la Tour Grise de Verneuil d’où son nom, en sont édifiées.

Le bois, la force de l’eau, un sol ferrugineux : ces trois éléments déterminèrent pour les habitants de Francheville, comme pour une partie des communes du Pays d’Ouche, une vie artisanale associée à une vie agricole.

Depuis des siècles, l’Iton travaille pour les fourneaux, les forges et les fonderies. La forêt fournit le combustible. L’industrie du fer est florissante. Les habitants de Francheville sont épingliers ou ferronniers. Les négociants voyagent dans toute la France et commercent avec l’Afrique du Nord, l’Espagne et le Portugal.

À Francheville, en 1779, on fabrique beaucoup d’ouvrages en fer, il y a des épingliers. Après la Révolution le Pays d’Ouche réussit à surmonter la crise qui l’avait frappé et travaille activement à la fourniture des armées. A la Grande-Mare, on martèle des pointes de charpentier, à Francheville et au Pont Thibout on se spécialise dans les parties métalliques du harnachement des chevaux. Les guerres napoléoniennes déclenchent de nouveau une intense production de mors et de bridons. En 1837, les trois quarts des habitants de Francheville sont ferronniers.

Établissement Lemaître.

Au XIXe siècle, l’événement marquant fut la Révolution de 1848, avec pour conséquence un ralentissement des affaires, le chômage, l’augmentation des prix et de la misère. Les ouvriers protestent contre la patente et, à Francheville, il se produit un attroupement d’individus dont l’effervescence gagne tous les jours. Il existait des négociants qui faisaient travailler des ouvriers à façon. En 1855, on relève le nom des petits négociants ci-après : DECŒUR, DUPUY, GOUJET, MALHERBE, POTTIER, ROSSE, SEBIRE, TESSIER. Apparaissent ensuite : LEMAÎTRE, à partir de 1866 et HEBERT, à partir de 1873, enfin MALHERBE-GOUPY en 1876. Le samedi après-midi, la maison LEMAÎTRE envoyait une voiture pour accueillir le travail de la semaine.

À Francheville, la fabrication des mors pour les chevaux a fait la renommée des familles REGNIER et ROSSIGNOL. En particulier, Delphin ROSSIGNOL forgeait les mors, Louis ROSSIGNOL et Ferdinand MALHERBE les limaient.

Usine Trouette

Vers 1870, les fabricants de boucles sont CONARD, DUPUY, LEBLOND, TROUETTE. Deux ateliers sont spécialisés dans l’estampage ou le façonnage de la boucle, GIRARD et TROUETTE de Francheville.

Désir BONNEVILLE fabrique des potelets électriques, des articles pour la boucherie, des chaînes, des crochets, des boucles à gourmette, des articles de gymnastique. Il forge les grilles du monument aux morts de la commune.

La maison HEBERT confectionne des colliers de chevaux et vend directement aux bourreliers. La maison MALHERBE-BOBET de la Grande Mare, fondée en 1875, fabrique des goupilles, à la main d’abord, puis mécaniquement. A cette industrie s’adjoignit celle des clavettes et des anneaux de poids. La maison MALHERBE a pour clients les fabricants de machines agricoles, les chemins de fer et même l’aviation. La maison LEMAITRE fournissait le fer en barre ou en rouleau. Cette entreprise était fière de ses mille cinq cent articles répartis dans d’innombrables casiers.

Le musée a été inauguré le 3 juin 1984. Il retrace l’hitoire d’un passé glorieux de nos forgerons et ferrons du début du siècle.

Les mors de certaines boucles étaient étamés à Francheville, chez LEROY. Les pièces étaient trempées dans l’acide muriatique durant trois à quatre heures, ensuite dans l’acide pur. On enfilait les boucles et les mors dans des broches, puis on les trempait dans un bain d’étain en fusion, recouvert d’une couche de suif, et ont les retirait aussitôt. La température de l’étain était estimée par l’étameur seul.

Toutefois, la loi du libre-échange de 1866, l’emploi de la houille, la modernisation de l’industrie et la construction des chemins de fer ont provoqué un relatif déclin de la ferronnerie et bouleversé le mode de vie des habitants de Francheville. Bien que la fabrication de l’épingle sombre vers 1870, il y avait encore quatre cents forges en exercice jusqu’à la fin du siècle. A partir de 1920, l’automobile qui remplace le cheval porte le coup fatal à cette industrie. Seuls quelques artisans subsistèrent, témoins exemplaires d’un travail ancestral.

L’idée de créer un musée de la ferronnerie à Francheville est venue tout naturellement car cette activité était encore très vivace au début du siècle dans ce secteur du sud de l’Eure et plus particulièrement à Francheville où de nombreuses forges étaient très actives.

De plus de nombreux particuliers étaient disposés à offrir des outils, des objets … témoins d’un passé récent.

Il fut donc créé une association qui prit le nom de « Amis du musée de la ferronnerie et des métiers annexes » et qui exposa plusieurs années dans un local provisoire prêté par le restaurateur du village.

Un immeuble se trouvant à vendre sur la place même du village, la municipalité décida d’en faire l’acquisition afin d’y installer définitivement son musée de la ferronnerie.

Depuis, elle le loue au franc symbolique à l’association à laquelle elle accorde une subvention annuelle de fonctionnement.

José HAAS,
Maire Délégué de Francheville